Faisant partie d’un plan plus vaste, les Journées de
la culture roumaine à Québec représentent un projet d’une très grande importance
pour l’atteinte des objectifs de la CRQ : présenter nos lieux d’origine
avec leurs traditions, leur histoire, leur culture, avec leur présent et
passé, présenter les préoccupations des Roumains qui ont choisi de vivre
ici, favoriser les échanges interculturelles et, non en dernier, développer
les liens interpersonnels.
Il est important de mentionner qu’il s’agit de la première manifestation
d’une telle envergure. De même, la participation des membres de la communauté
roumaine a été un record : plus de 60 personnes ont apporté leur soutien
à l’organisation, au déroulement et à la bonne marche des activités.
M Luigi Matei, avec Mme Alina Nogradi, ont élaboré à la fin de l’hiver les
activités qui se sont déroulées entre le 7 et le 10 octobre. Suite à la
proposition de Mme Alina Nogradi, les activités ont été regroupées en trois
volets : La Roumanie d’hier, La Roumanie d’aujourd’hui et Les Roumains de
Québec.
Les conférences et le cours de roumain organisés à l’Université Laval ont
rencontré certaines difficultés. La publicité tardive, tout comme le fait
que les activités ont été programmées pendant la semaine, le matin, ont
fait en sorte que les intéressés n’ont pu malheureusement participer.
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Les expositions
à la Bibliothèque Gabrielle-Roy ont suscité un vif intérêt. Organisée en trois
sections, La Roumanie d’hier - photographie et objets traditionnels, La Roumanie
touristique et Vivre 25 ans à Québec, la manifestation a représenté une incursion
dans l’univers roumain, encore peu connu ici. Des objets d’art populaire, des
costumes traditionnels des différentes régions de la Roumanie, exposés avec
profesionnalisme par Mme Alina Nogradi, ont décoré pour trois jours l’intérieur
de la plus grande bibliothèque de Québec. Installées confortablement, les visiteurs
ont pu regarder des documentaires en français présentant les beautés de la Roumanie,
disposant aussi de nombreux matériaux touristiques, le tout préparé par Mme
Carmen Gerea. L’exposition photographique réalisée par Mme Fabiola Stoi a capturé
des fragments des vies des Roumains d’ici, illustrant des momemnts significatifs
de leur parcours à Québec.






Les expositions
ont donné lieu à des échanges très intéressants, faisant ressortir des similitudes
entre les cultures, retrouvant même des coutumes communes. Les visiteurs ont
écouté avec intérêt les explications, enchantés de découvrir les coutumes, le
folklore, et non en dernier, la beauté du paysage roumain. On a pu constater
que la Roumanie, comme destination touristique, devient de plus en plus populaire,
des nombreux visiteurs la connaissant déjà, certains parlant même le roumain.
Samedi, le 9
octobre, au PEPS de l’Université Laval s’est déroulé un mini tournoi de soccer
en salle, auquel ont participé deux sélectionnées roumaines et une représentative
de l’Amérique Latine. Le tournoi, organisé par M Mugurel Munteanu et joué selon
le principe de chacun avec chacun, a été gagné par l’équipe sud-américaine.
En première, les joueurs roumains ont revêtu des gilets jaunes, ce qui ne les
a pas, pour autant, porté chance.
Il y a eu aussi un championnat d’échecs dont la finale a été fortement disputée,
la victoire étant obtenue par un spectaculaire renversement de position, au
moment où seulement deux minutes restaient aux deux adversaires. 1ère place,
Camil Pescarus, a gagné un jeu d’échecs électronique Excalibur avec 73 niveaux
de difficulté, tandis que la 2ème place, Liviu Comsulea, a gagné un jeu classique
d’échecs fait en résine de sapin avec double set de pièces, échecs et dames.
Samedi 9 octobre,
au Vignoble Bourg Royal...
Nos braves «chefs de grill», les yeux rougis par la fumée mais pleins d’entrain,
arrivaient à peine à cuire les «mititei» qui disparaissaient à vue d’oeil à
l’aide d’une gorgée de vin. Dans la soirée, l’ensemble Hora a réussi à chauffer
encore plus l’atmosphère déjà chaude, avec quelques danses populaires qu’ont
rejoint avec grand plaisir ceux présents.

Ceux qui ont
visité l’exposition au Montmartre Canadien ont eu, en même temps, l’occasion
de participer à la création d’une toile collective qui témoignera de leur passage.
Dimanche, le
10 octobre, à l’église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier, une messe religieuse orthodoxe
en roumain a été officiée par les prêtres Adrian Manea, Cristian Socosan et
Daniel Postolache et continuée avec une commémoration collective des morts.
Pendant ce temps, par le soin de Mme Elisabeta Manea, une exposition d’icônes
a permis aux visiteurs de se familiariser avec l’iconographie religieuse roumaine.
Dans une autre salle, les enfants prenaient part, avec beaucoup d’application,
à l’atelier de jeux organisé pour eux par Mme Fabiola Stoi.
La soirée de
clôture des Journées de la culture a réuni un nombre record de participants.
La popularité a été telle que les organisateurs ont craint, pour un instant,
de ne pouvoir s’en sortir. Finalement, avec quatre tables ajoutées en catastrophe,
tous ont été attablés comme il se doit.
Malheureusement, aucun des représentants officiels invités n’a participé à cette
rencontre.
Les filles
de l’ensemble Hora de Montréal, belles comme des coeurs, ont ouvert le spectacle
avec une danse roumaine bien connue. L’ensemble Hora, composé de jeunes aimant
la danse populaire roumaine et dirigés par M Florin Salajan, a commencé son
activité à Montréal, en 2003 et jouit déjà d’une grande popularité. Ce n’est
guère surprenant, étant donné l’application avec laquelle ils travaillent et
l’amour de la danse roumaine qu’ils transmettent à quiconque a l’occasion de
les voir.
D’autres danses, des différentes régions de la Roumanie, ont suivi et ont été
fortement applaudies.
Les premiers accords de la Balade de Ciprian Porumbescu, interprétée par le
duo Vagues Soyeuses, ont été instantanément reconnus et accueillis très chaleureusement.
Vagues Soyeuses regroupe deux virtuoses de la flûte et de la guitare électrique,
Mme Terry Ellen Christophersen et M Mircea Trifan.
Les deux membres,
chacun ayant un parcours artistique impressionnant, travaillent ensemble depuis
deux ans, réunissant deux instruments incompatibles à la première vue, dans
une interprétation d’exception. Leur répertoire est très varié, du classique
au soft rock, de la musique traditionnelle irlandaise et celtique, folklore
roumain ou jazz.
Les aires populaires interprétés par Mme Gabriela Danila, membre de la troupe
V’là l’Bon Vent, qu’on connaît déjà très bien, accompagné par Mme Constanta
Mancas, qui s’est découvert depuis peu de temps une passion pour le chant populaire
roumain, ont été très appréciés par l’assistance. Le folklore roumain n’a pas
quitté la scène, car une jeune Moldave, Nastica Vasiliev, a interprété ensuite,
au violon, trois chansons bien connues.
Une Danse de l’Union a appelé ensuite toute l’assistance, seuls restants de
côté ceux qui immortalisaient l’instant. Le ring de danse ne s’est plus libéré
par la suite, les chansons roumaines, tellement entraînantes, étant les plus
appréciées.
Ceux présents, plus de 160 personnes, de diverses origines et provenant, en
majorité, de Québec et Montréal, ont pu goûter les plats traditionnels roumains,
le vin et même de l’eau de vie «de chez nous».
Malgré les difficultés inhérentes à l’organisation d’une première manifestation
d’une telle envergure, le succès a été très grand. Les réactions des participants
nous donnent raison de croire que nous nous retrouverons l’année prochaine,
pour une deuxième édition des Journées de la culture roumaine à Québec.